Eric Jon Phelps
Portrait d’un antimaçon antijésuite
Né en 1953 en Californie, auteur de « Vatican Assassins », prédicateur suprémaciste inscrit sur la liste des groupes haineux de la Southern Poverty Law Center - il suffirait de s’arrêter là. Mais le cas Phelps mérite qu’on s’y attarde : il illustre, dans sa configuration la plus pure, le type de conspirationnisme de fusion où l’antimaçonnisme n’est ni la matrice ni la conclusion–seulement un rouage dans un système autrement plus vaste.
L’antimaçonnisme de langue anglaise a ses propres généalogies, ses propres références, ses propres figures tutélaires. On y retrouve John Robison 1 et Augustin Barruel, naturellement–mais absorbés, distordus, renaturalisés dans un contexte protestant radical où la haine du catholicisme l’emporte sur la haine de la franc-maçonnerie. Eric Jon Phelps en est, parmi d’autres, l’illustration la plus achevée : il déteste les jésuites davantage qu’il ne déteste les maçons. C’est même, structurellement, un cathophobe avant d’être un latomophobe.
Eric Jon Phelps (création numérique Jiri Pragman)



