Alain Escada
Du nationalisme belge à la dissolution de Civitas, itinéraire d’un émetteur catholique-traditinnaliste.
Le 30 décembre 2024, le Conseil d’État a confirmé la dissolution de Civitas, prononcée par décret le 4 octobre 20231. La décision vise une association mais elle dit beaucoup d’un homme. Depuis 2012, Alain Escada présidait ce mouvement. Sa trajectoire résume une mutation : celle d’un antimaçonnisme catholique qui passe du pamphlet à l’organisation, et de l’imprimé militant aux réseaux sociaux.
Un militant venu de l’extrême droite belge
Alain Escada est né le 16 mai 1970 à Bruxelles2. Adolescent, il devient le secrétaire particulier du lieutenant-général Émile Janssens, ancien commandant en chef de la Force publique du Congo belge – épisode qu’il revendique lui-même3. Le jeune homme grandit dans la mouvance nationaliste francophone. En 1995, il fonde Polémique-Info, alors seul hebdomadaire d’extrême droite francophone de Belgique, et adhère au Front Nouveau de Belgique, dont il devient porte-parole en 1996. Il en est exclu en 1997, sur fond de difficultés financières de sa revue2. Polémique-Info renvoyait régulièrement à Henry Coston et aux périodiques Faits et Documents, Lectures Françaises et Lecture et Tradition2. La filiation est là, dès l’origine : celle de l’antimaçonnisme « documentaire » d’après-guerre.
Alain Escada (création numérique Jiri Pragman)



